Ma cuisine : conception et inspirations

Plus de trois mois après notre emménagement chaotique, je peux enfin te montrer un semblant de cuisine. Comme tu le sais, les travaux nous en ont fait bavé, je t’en parlais dans guide de survie travaux partie 1 et guide de survie travaux partie 2, je ne reviens donc pas là-dessus. Je vais par contre revenir sur la cuisine avant, c’est-à-dire lorsqu’on a acheté l’appartement et essayer de t’expliquer comment j’en suis arrivée à ma cusine actuelle.

Alors, avant c’était

Des meubles Ikea (avec le modèle de porte le plus moche qui soit) qui avaient été maçonnés et recouverts de carrelage blanc. Une frise de tournesols « décorait » le mur, le carrelage montait jusqu’à plus d’1,80 m de haut. Ça c’est pour la déco, si je peux m’exprimer ainsi.

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Niveau pratique : beaucoup de placards muraux très hauts, un plan de travail minuscule et très encombré, pas de place pour un four, une machine à laver à chargement par le haut, un frigo disproportionné et cerise (ou crotte ?) sur le gâteau : la caisse du chat devant la porte du frigo (regarde, on la voit qui dépasse sur la photo).

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Alors autant les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, ou juste un peu, autant le sens pratique, ça me semble inné, sans parler de l’hygiène. En résumé, un seul mot d’ordre dans la cuisine : tout péter et tout refaire. Au départ, j’avais prévu de conserver les caissons des meubles Ikea, plutôt en bon état et de changer seulement les portes. Sauf que. D’abord Ikea m’a planté un couteau dans le dos en changeant son système de cuisine en février : les nouvelles portes n’étaient pas compatibles avec les anciens caissons, sinon, c’est pas drôle. Ensuite, une fois démontés, on s’est aperçu que certes les caissons étaient en bon état mais que la couche de graisse crasseuse qui recouvrait le haut allait être difficile à ravoir et… beurk, quoi !

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Au diable l’avarice, changeons toute la cuisine !

 Les contraintes

  • La taille de la pièce, plutôt petite, avec un mur occupé par une porte fenêtre et un décroché sur le mur le plus long.
  • Un mur mitoyen salon/cuisine assez fragile, donc impossible d’y appuyer trop de poids. Là, je fais un aparté : oui, les cuisines ouvertes sont à la mode, les « grandes pièces à vivre », ilot central et compagnie. Mais moi, j’aime pas ça ! Je suis phobique des odeurs en tout genre, j’aime être tranquille dans ma cuisine, j’aime regarder un film sans entendre les haricots verts rissoler et le lave-vaisselle travailler. Je suis à contre-courant et j’assume : ma cuisine restera fermée.
  • Conserver un emplacement pour le chauffe-eau
  • Garder un espace, même petit, pour pouvoir y manger
  • Réutiliser le maximum de nos affaires pour limiter les coûts.

Mes inspirations et envies

  • J’aime les cuisines fonctionnelles, où chaque chose trouve sa place, où le plan de travail n’est pas encombré. J’aime que tout ou presque soit caché. Il me fallait donc un maximum de rangement et bien-sûr accessibles facilement.
  • Je voulais aussi à tout prix éviter l’inox : après 6 ans à frotter ces sales bêtes, ras-le-bol des traces de doigts et des auréoles de calcaire, l’inox, c’est fini !
  • Enfin, plus j’ai de plans de travail, mieux je me porte et je voulais absolument exploiter un angle pour y caser un maximum de rangements et avec un espace de travail profond.
  • Niveau déco, je voulais du rustique et du moderne, de l’épuré avec des lignes assez simples et une palette de couleur restreinte et claire.

Voilà la planche d’inspiration qui résume mes envies.

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Sources :
Mynewdeco.com
Prixing.fr
Tropical-woods.fr

Meubles & matériel

Comme tu peux le voir sur la planche, la crédence en carreaux de ciment j’y tenais. J’avais commencé à fureter sur Internet et le prix au m2, m’avait quelque peu refroidie ! C’est en vacances au Maroc à Noël que j’ai réalisé que j’étais dans l’un des pays qui produit le plus de carreaux de ciment !! Au Maroc, c’est ringard le ciment, ça s’appelle le « zellige beldi » et… c’est le carrelage basique, tradi.

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Je te passe les détails et le périple pour faire comprendre ce que je voulais et l’arrivée by night dans l’usine, avec réouverture juste pour nous. Au final : 11m2 (calcul plus ou moins au pif, nous n’avions pas encore signé l’appart) de carrelage pour environ 30 €. Alors, oui ils sont très rustiques, pas forcément parfaits et affreusement lourds (merci à Papa et Maman de les avoir ramenés en voiture !) mais j’ai mes carreaux !!

Pour les plans de travail, je voulais du chêne clair : c’est la mode, je suis un mouton et ça se mariait parfaitement avec mes murs blancs. J’avais choisi du vrai bois avec 3,8 cm d’épaisseur. Au dernier moment, j’ai dû me rabattre sur plus fin : j’ai eu peur que la pose très approximative des carreaux de ciment sur le mur empêche de passer un plan épais. Et j’avais raison !! J’ai finalement choisi un mélaminé bois clair d’Ikea en 2,8 cm d’épaisseur et je ne regrette pas. Il est très bon marché, très facile à nettoyer et j’aurais peut-être galéré pour entretenir le bois brut… Son petit nom c’est EKBACKEN si ça t’intéresse.

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Avant de choisir mes meubles de cuisine, j’ai erré chez les cuisinistes, chez quelques grandes enseignes et magasins de bricolage. J’étais fâchée contre Ikea qui m’avait fait le coup de dégommer Faktum au profit de Metod. Je trouve la démarche très peu commerçante. En plus, j’avais mis des années à apprendre tout par cœur ! Et puis, il a fallu se rendre à l’évidence : la conception la plus souple est chez Ikea, même si l’outil de planification 3D peut donner des envies de meurtres. Le rapport qualité / prix est le plus intéressant et finalement… elles sont vraiment pas mal ces cuisines Metod !

J’ai aimé la personnalisation de l’intérieur des meubles, tiroir, tablette… presque tout est possible. La collection de portes est pas mal mais relativement chère. Au départ, je voulais un modèle rustique, gris foncé comme sur ma planche mais ces portes-là, c’était 400 € de plus et ça ne répondait pas vraiment à mon envie d’épuré et de couleurs claires… J’ai choisi la Veddinge en gris clair, qui est un des modèle les moins chers et qui, ô joie, répondait à toutes mes attentes.

Seul achat d’électroménager, la plaque à gaz. Encore une fois, je suis à contre-courant : tout le monde veut de l’induction et moi, je me bats pour garder du gaz. C’est comme ça, à l’intérieur j’ai 75 ans et j’aime ça ! J’aurais aimé une plaque 5 feux mais je n’ai pas trouvé mon bonheur. La quasi-totalité des plaques dans mon budget étaient en inox ou noires et j’ai littéralement retourné le Web pour trouver la mienne. Parce que moi, je voulais du blanc mais pas en émail, et le moins de grille en fonte possible par ce que c’est moche (la relou). J’ai trouvé chez Whirlpool, un espèce de verre blanc dépoli, très facile à nettoyer et une plaque qui a de la gueule.

Voilà le cheminement, les inspirations, les recherches et le pourquoi du comment de ma cuisine actuelle. Tu veux la voir ? Oui ! Au prochain épisode, promis, je serais moins bavarde (genre).

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