Quand j’ai vu la robe Steph du LMV janv/fev 2017, j’ai tout de suite eu envie de m’en faire une. Peu de pièces, du jersey, du confort et du style. Voilà tout ce dont j’ai envie en ce moment ! Je continue donc dans la présentation de mes couture « surjeteuse mon amour » qui dure, qui dure...

 

robe-steph-LMV-2doigtsdidee

La préparation

J’ai choisi un tissu jersey pas trop extensible, super synthétique, un peu turquoise, un peu canard... toujours issu de mes achats irréfléchis de la mercerie qui fermait.

Décalquer le patron était l’affaire d’une dizaine de minutes (mais d’un paquet de film transparent vu la longueur des pièces !) comme il n’y a que 4 pièces à décalquer : devant, dos, manche, poche. Le tout décalqué en T40.

Toutes les conditions étaient réunies pour une couture facile et gratifiante...

couture-surjeteuse-2doigtsdidee

De l’importance des marges de couture

... c’était sans compter mon emploi du temps chargé et un manque de réflexion en amont.

La marche à suivre prévoyait de coudre les 4 morceaux qui forment les poches de part et d’autres des côtés devant et dos. Ce que j’ai fait en bonne élève que je suis... à la machine à coudre, avec un point élastique. Logique me diras-tu.

Sauf que.

Le reste de la robe est assemblé à la surjeteuse. Du coup, la marge de couture n’est pas la même ! J’aurais  pu y penser avant, hein ? Ben non. Une fois toute assemblée, je me suis retrouvée avec du volume de part et d’autre des hanches, avec les poches qui ne se positionnaient pas bien. Crois-moi, j’ai déjà tout ce qu’il faut en épaisseur de hanche, inutile d’en rajouter.

J’ai donc décousu les poches et réassemblé à la surjeteuse. Les marges sont identiques mais les côtés étaient déjà cousus et ce n’est pas terrible, pas parfaitement plat. J’allais quand même pas découdre les côtés à la surjeteuse et ses millions de fils, hein ?

robe-longue-cousue-2doigtsdidee

3 cols pour une robe... sans col !

Je n’ai évidemment pas choisi de faire le col roulé prévu pour la robe. Pas Marseille compatible, ni en mars, ni jamais. Pis j’aime pas les cols roulés.

Col 1 : fail

J’avais décidé de tester la bande de propreté, qui me semblait bien adaptée au modèle. Et là, l’idée du siècle : je fais ma bande dans le même tissu que la robe !

Y avait une logique quand même : du jersey pour ne pas avoir à couper en biais, optimisation des chutes... oui mais c’est bien trop épais, une fois plié en deux ! J’ai bien vu que ça faisait épais et pas trop élastique. Mais j’ai quand même été au bout de la démarche. Résultat, un col un peu boudiné et surtout une tête qui ne passe pas : « poussez madame, poussez ! »

Col 2 : super fail

Une fois les aventures des poches terminées. Je me dis que garder le col pour microcéphale, ça va pas le faire. Je coupe sauvagement la dedans et choisis dans mon stock un ruban de « mes trésors des vieilles » (toutes les boîtes à couture de vieilles dames que Papa m’a achetées aux enchères). Un ruban, pas un biais et vieux comme l’odeur de la boite. Je commence à le coudre et le machin se délite littéralement au contact du fil à coudre...  y a plus qu’à découdre.

Col 3 : sauver les meubles

A ce stade, j’en ai ma claque de la robe, de son col et de toutes ces conneries ! J’opte pour la facilité / rapidité : un repli sur l’envers. L’usage du point droit triple qui sert à surpiquer et qui est extensible, avec une longueur de point allongée et tension à 2, et roule ma poule.

Idem pour les manches et le bas de la robe, un petit coup de zigzag, un pli et point triple. Ça mange un paquet de fil par contre... Ça passe mais ce ne sont pas des finitions de rêve, je te l’accorde.

robe-Steph-lamaisonvictor-janvier2017-2doigtsdidee

Je porte ma robe, appelle-moi Maître

Quel soulagement de la finir enfin. Elle est confortable en plus, le souci des poches ne se voit pas trop et la couleur me plait bien. Il faut que je me dépêche de la porter parce que ces tissus synthétiques sont fins mais tiennent bien chaud.

Niveau look, on aime ou on déteste. Moi j’aime bien, ça allonge la silhouette, j’aime que ce soit ajusté en haut et évasé à partir de la taille. C’est un style un peu décalé qui me plait et elle est bureau compatible. Sache quand même que je travaille dans la com’ et que tout ce qui cache la nudité est bureau compatible...

Le seul hic, c’est que j’ai tendance à la porter avec un grand sautoir pour accessoiriser et féminiser le tout... mon patron trouve que je ressemble à un gourou ! J’ai défendu ma robe bec et ongle et finalement en voyant les photos, c’est vrai qu’elle fait un peu grand vizir !

Sache quand même que j’en ai vu dans toutes les boutiques alors les grands vizirs sont à la mode et je t’autorise à m’appeler maître (mais pas de la couture).